Comment faire en sorte que les grands partenariats internationaux de la RDC profitent aussi aux entreprises congolaises ? C’est autour de cette question que le Directeur général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Juan Ted Beleshayi Kasanda, a été reçu lundi 19 octobre par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
L’ARSP veille à l’application des règles encadrant la sous-traitance dans le secteur privé, un dispositif conçu pour que les entreprises à capitaux congolais accèdent réellement aux marchés générés par les grands opérateurs, notamment dans les mines et les hydrocarbures.
Jusqu’ici surtout tournée vers le terrain, l’institution cherche désormais à faire valoir cette logique en amont, au moment où les accords sont négociés.
Les échanges avec la ministre des Affaires étrangères ont porté sur la diplomatie économique et la place du contenu local dans les partenariats avec la Chine et les États-Unis.
Pour l’ARSP, l’enjeu est que ces accords prévoient, dès leur conception, une part effective pour les entrepreneurs congolais, et non une simple mention de principe.
À l’issue de cette séance de travail, la diplomatie congolaise et le régulateur se sont accordés notamment sur une concertation régulière entre l’ARSP et la diplomatie congolaise; le respect des circuits diplomatiques, afin que les initiatives passent par les canaux officiels ainsi que sur une meilleure prise en compte de la législation congolaise dans les mécanismes de coopération internationale.
Concrètement, la rencontre ouvre à l’ARSP la porte des travaux techniques de la Task Force sur les accords économiques internationaux.
L’autorité pourra y porter l’expertise de la sous-traitance au stade où se fixent les clauses, avec l’objectif de mieux valoriser les entreprises nationales.
La Rédaction


