Sign Up to Our Newsletter

Be the first to know the latest updates

Contenu Local

Grogne à la Ruashi Mining : le gouvernement provincial lance une médiation entre employeur, syndicats et travailleurs pour désamorcer la crise du SMIG

À l’initiative du gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, le ministre provincial de l’Emploi et Prévoyance sociale, Célestin Kapoya a réuni ce lundi 25 mai 2026, les représentants des travailleurs, l’employeur et l’intersyndicale de l’entreprise minière Ruashi Mining, basée à Lubumbashi dans le Haut-Katanga.

Cette concertation fait suite à la réclamation des travailleurs portant sur l’application du nouveau taux du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) afin de parvenir, dans un délai bref, à des solutions concrètes capables de ramener un climat social apaisé sur le site de production.

Lors de la réunion, une commission technique a été mise en place pour examiner les différents aspects du dossier liés au SMIG.

Selon les parties présentes, la commission a été mandatée de formuler des propositions au ministre de l’Emploi, afin d’orienter la suite des discussions et d’aboutir à un règlement à l’amiable.

Le directeur de production de Ruashi Mining, Patrick Tshisand a salué l’initiative et expliqué que l’autorité a fixé un calendrier de travail à la commission.

« Le ministre nous a convoqués ici, dans ses attributions, pour nous permettre d’harmoniser nos points de vue. Nous avons mis en place une commission et on nous a donné un délai », a-t-il déclaré, précisant que les conclusions attendues serviront de base pour rétablir la paix sociale sur le site.

De son côté, Charles Nzinga, président de la délégation syndicale de Ruashi Mining, a exprimé sa reconnaissance à l’autorité provinciale pour l’implication de Célestin Kapoya dans la gestion du dossier.

Il a notamment indiqué que des orientations ont été données afin d’éclairer les discussions entre les parties. Il s’agit de:

  • effectuer des simulations dans un délai de 24 heures et les soumettre à l’autorité ;
  • amener, ensuite, la question à l’employeur pour déterminer s’il va appliquer le nouveau SMIG;
  • permettre à l’employeur d’expliquer, le cas échéant, les difficultés rencontrées, afin que l’autorité procède à un équilibrage des positions ;
  • et, plus urgemment, trouver une entente concernant la relance de l’usine à l’arrêt en coordination avec les deux camps.

En attendant qu’une issue soit trouvée à l’amiable, le ministre provincial Célestin Kapoya a demandé aux travailleurs de reprendre le service.

Cette mesure vise à éviter l’aggravation de la situation sociale et à maintenir la continuité des activités pendant que la commission technique poursuit ses travaux.

La médiation intervient alors que les tensions liées au SMIG menacent de perturber davantage l’exploitation à Ruashi Mining.

Dans son décret signé le 30 mai 2025, la Première ministre Judith Suminwa avait annoncé un réajustement prévu à 21 500 francs congolais dès janvier 2026.

Ce décret, qui fixe le salaire minimum interprofessionnel garanti, ainsi que des allocations familiales et des conditions de logement, est considéré comme une avancée majeure pour les travailleurs congolais. Cependant, l’entrée en vigueur du deuxième palier du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en RDC génère des frictions sociales.

Selon la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le premier palier a déjà provoqué un quasi-doublement de la masse salariale dans plusieurs secteurs.

Un cadre intermédiaire précédemment rémunéré à environ 70 500 FC par jour percevrait désormais près de 145 000 FC, soit environ 1 800 dollars par mois hors avantages — un niveau susceptible de dépasser 2 000 dollars avec les indemnités. Si le deuxième palier est pleinement appliqué, cette même catégorie pourrait atteindre plus de 2 500 dollars mensuels.

L’organisation patronale juge ce niveau « insoutenable pour l’économie congolaise » et met en garde contre les effets d’une application uniforme du SMIG à tous les secteurs d’activité. Elle estime qu’une telle mesure reviendrait à « condamner l’agriculture et la foresterie, déjà sinistrées », et plaide pour une mise en œuvre progressive et différenciée, incluant la création d’un salaire minimum agricole (SMAG) distinct.

Mont Carmel NDEO

sous_traitance.cd

About Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

sous-traitance.cd est un média congolais appartenant à la société Fox Time Congo
Nous sommes spécialisés essentiellement dans la communication sur le secteur de la sous-traitance , les acteurs et les enjeux de ce domaine clé pour le développement de la classe moyenne et la création des emplois . 

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir instantanément nos nouveaux articles.

    Restez informé(e) des dernières actualités et analyses directement dans votre boîte mail.

    Sous-traitance @2026. All Rights Reserved.