En mission d’inspection dans la province du Haut-Katanga, le ministre national de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba a appelé les entreprises minières à respecter strictement le code du travail.
Lors d’un échange avec les responsables du secteur minier tenu en présence du gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, le ministre a rappelé que « le gouvernement ne tolérera aucun manquement » aux dispositions légales encadrant les relations professionnelles.
Il a notamment insisté sur l’obligation faite aux employeurs de garantir des conditions de travail conformes aux textes en vigueur.
Dans cette même optique, le patron du Travail a insisté sur l’application du nouveau SMIG dans les entreprises minières basées dans cette province.
Ferdinand Massamba a rappelé que, conformément aux mesures annoncées, le gouvernement a fixé le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) à 14 500 francs congolais pour le premier palier et à 21 500 francs congolais pour le second palier, en vigueur depuis le mois de janvier.
Le membre du gouvernement Suminwa a également réitéré la nécessité pour les entreprises de veiller à la formalisation des relations de travail, à travers la signature de contrats pour l’ensemble des travailleurs.
Pour sa part, le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula s’est engagé à mettre en place un suivi rigoureux des décisions et mesures annoncées, en cohérence avec les orientations du président de la République et du gouvernement en matière d’amélioration du social des travailleurs.
De leur côté, les opérateurs miniers ainsi que la Chambre des mines ont valider les recommandations évoquées. Cependant, ils ont fait part de leurs préoccupations liées à leur mise en œuvre.
En dépit de ces réserves, le ministre et le chef de l’exécutif provincial ont réaffirmé leur volonté de faire respecter la loi dans son intégralité et de garantir les droits des travailleurs dans le secteur minier, poumon de l’économie congolaise.
À l’entame de sa mission, le ministre du Travail avait sonné la fin des « intouchables » tout en avertissant que chaque entreprise sera soumise aux lois du pays notamment celles qui encadrent le secteur professionnel.
Mont Carmel NDEO


