La compagnie minière Kamoto Copper Company (KCC), l’un des plus grands producteurs de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo, vient d’officialiser la nomination de son nouveau Directeur Général : l’ingénieur congolais Yannick Makola.
Cette désignation marque un tournant historique. C’est la toute première fois depuis la création de l’entreprise qu’un citoyen congolais accède aux commandes opérationnelles de ce géant minier du Lualaba, détenu majoritairement par la multinationale Glencore.
Une ascension interne exemplaire
Yannick Makola n’est pas un inconnu au sein de KCC. Entré dans l’entreprise en 2020 en tant que Directeur général du traitement (Processing), il a rapidement gravi les échelons grâce à son leadership. Avant sa promotion actuelle, il occupait le poste stratégique de Directeur des opérations (Chief Operating Officer – COO).
Dans ses précédentes fonctions, il supervisait un ensemble industriel complexe regroupant plus de 2 400 collaborateurs. Il gérait également un budget annuel colossal dépassant les 600 millions de dollars américains.
Un parcours solide à l’international
Ingénieur chimiste de formation, le nouveau patron de KCC affiche une feuille de route internationale impressionnante. Avant de s’imposer au Lualaba, Yannick Makola a forgé son expertise au sein de plusieurs multinationales minières et industrielles de premier plan à travers le monde, notamment :
Sasol
BHP
South32
MMG (notamment sur le site de Kinsevere)
Mutanda Mining (autre filiale de Glencore en RDC)
Un signal fort pour l’expertise congolaise
À travers ce choix, KCC et son actionnaire principal Glencore envoient un signal fort en matière de promotion des compétences nationales. Cette nomination répond directement aux attentes locales concernant l’accès des cadres congolais aux postes de haute direction dans le secteur extractif.
Yannick Makola prend la direction d’un pilier de l’économie nationale. Pour rappel, les actifs de KCC à Kolwezi sont détenus à 75 % par Katanga Mining (filiale de Glencore) et à 25 % par l’entreprise publique congolaise Gécamines.
JAMES KABWE


